Chant Be Niakoga : Différence entre versions

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:''« Parce que l’homme a été créé à l’image de Dieu, quel que soit le degré de déchéance ou de désespoir où il puisse tomber, il est impossible qu’il se perde définitivement : il sera toujours retenu sur le bord de l’abîme. Par moments, on peut penser qu’un être est en train de se précipiter la tête la première vers le néant. Mais en réalité, quoi qu’il fasse, quels que soient les dangers auxquels il s’expose, il finira par être sauvé. Car lui aussi il porte profondément gravée en lui l’empreinte divine. C’est elle qui, même au moment où on le croit en train de se perdre pour toujours, le retient comme une main puissante et lui donne la possibilité de reprendre le chemin de la lumière. Retenez bien cela : même si un être humain est la proie de forces obscures qui l’entraînent vers les gouffres, rien n’est jamais irrémédiablement perdu. Car le Créateur a mis en lui une sorte de verrou de sécurité : cette étincelle qui, pour l’éternité, témoignera de son appartenance divine».<ref>O. M. Aïvanhov, Pensées quotidiennes 2018, pensée du 18 octobre « L’empreinte de Dieu en l’homme finira toujours par le sauver», Éditions Prosveta (2017)</ref>
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:''« Parce que l’homme a été créé à l’image de Dieu, quel que soit le degré de déchéance ou de désespoir où il puisse tomber, il est impossible qu’il se perde définitivement : il sera toujours retenu sur le bord de l’abîme. Par moments, on peut penser qu’un être est en train de se précipiter la tête la première vers le néant. Mais en réalité, quoi qu’il fasse, quels que soient les dangers auxquels il s’expose, il finira par être sauvé. Car lui aussi il porte profondément gravée en lui l’empreinte divine. C’est elle qui, même au moment où on le croit en train de se perdre pour toujours, le retient comme une main puissante et lui donne la possibilité de reprendre le chemin de la lumière. Retenez bien cela : même si un être humain est la proie de forces obscures qui l’entraînent vers les gouffres, rien n’est jamais irrémédiablement perdu. Car le Créateur a mis en lui une sorte de verrou de sécurité : cette étincelle qui, pour l’éternité, témoignera de son appartenance divine ».<ref>O. M. Aïvanhov, Pensées quotidiennes 2018, pensée du 18 octobre « L’empreinte de Dieu en l’homme finira toujours par le sauver», Éditions Prosveta (2017)</ref>
  
 
= Be Niakoga (''C’était autrefois'') – Tonalité : Sib mineur =
 
= Be Niakoga (''C’était autrefois'') – Tonalité : Sib mineur =

Version actuelle datée du 18 mars 2022 à 21:42

« Parce que l’homme a été créé à l’image de Dieu, quel que soit le degré de déchéance ou de désespoir où il puisse tomber, il est impossible qu’il se perde définitivement : il sera toujours retenu sur le bord de l’abîme. Par moments, on peut penser qu’un être est en train de se précipiter la tête la première vers le néant. Mais en réalité, quoi qu’il fasse, quels que soient les dangers auxquels il s’expose, il finira par être sauvé. Car lui aussi il porte profondément gravée en lui l’empreinte divine. C’est elle qui, même au moment où on le croit en train de se perdre pour toujours, le retient comme une main puissante et lui donne la possibilité de reprendre le chemin de la lumière. Retenez bien cela : même si un être humain est la proie de forces obscures qui l’entraînent vers les gouffres, rien n’est jamais irrémédiablement perdu. Car le Créateur a mis en lui une sorte de verrou de sécurité : cette étincelle qui, pour l’éternité, témoignera de son appartenance divine ».[1]

Be Niakoga (C’était autrefois) – Tonalité : Sib mineur

BENIAKOG-2017-Mél-Princ.jpg

Écouter le chant par la chorale Vera du Canada

Le texte

Cyrillique Translittération française Traduction
Бе някога, когато бе всичко тъмнина, 
и в'нея се появи светлина. 
И светлината очерта красотата 
на божествения живот, 
който се всели и повдигна моята душа.
Bè niakoga, kogato bè vsitchko teumnina. 
I v'nèïa sè poïavi svètlina. 
I svètlinata otcherta krassotata 
na bojestvèniïa jivot, 
koïto sè vsèli i povdigna moïata doucha.
C’était autrefois quand tout était ténèbres.
Des ténèbres, jaillit la lumière.
Et la lumière révéla la beauté de la vie divine
qui s’installa en moi et éleva mon âme.

Explications du chant[2]

Historique

Be Niakoga a été donné pour la première fois en décembre 1932. L'ancien titre du chant était «Berchid ba», des mots venant d'une langue très ancienne, aujourd'hui perdue, qui désigne « Le Principe des Choses». Nous pouvons également traduire "Berchid Ba" par : « Le commencement des choses ».[3]

L’harmonisation à quatre voix est de Andrée Métraux.

Thématique : le chant de la Rédemption

Le Maître Omraam Mickaël Aïvanhov relie Be Niakoga aux premiers mots du Prologue de l’Évangile de Jean : « Au commencement était le Verbe».

Be Niakoga offre la vision du grand passé de l’âme humaine lorsqu’elle reçoit en elle la Lumière du Verbe sous la forme d’une étincelle divine contenant tous ses potentiels les plus précieux. Il nous fait revisiter le processus de la création de notre identité spirituelle, notre flamme sacrée et nous fait prendre conscience que notre âme a été affranchie des ténèbres de la Chute par le Christ. Il nous rappelle notre origine divine et comment puiser notre courage dans nos racines spirituelles les plus profondes. Be Niakoga est un chant de Rédemption qui permet à notre âme de retrouver le chemin de la lumière et rejoindre sa véritable identité.

Mots clés et ambiance du chant

Le grand Passé, la Foi, d’où je viens, nos racines spirituelles, la profondeur, la gravité, le mysticisme, la reconnaissance de la grâce d’avoir été créé à l’image de Dieu.

Déroulement énergétique du chant

Première partie (mesures 1 à 6) : la Genèse de la conscience humaine

C’était autrefois quand tout était ténèbres.
Des ténèbres, jaillit la lumière.

Be Niakoga retrace notre cheminement pour rejoindre la lumière. Il nous redonne la Foi et nous incite à fournir un effort d’ascension pour se libérer de l’ombre de notre inconscience !

Rythmiquement, cet effort de libération s’exprime de façon très déterminée à travers le rythme « noire – croche pointée/double croche – blanche » qui insiste en se répétant. La durée soutenue des valeurs longues montre l’intensité du travail à accomplir afin de rejoindre cet état primordial.

Quelle que soit l’obscurité qui nous entoure, l’ambiance du chant fait ressentir que l’âme ne cessera jamais d’espérer. Armée de la foi et du courage, elle persiste à frapper encore et encore à la porte de la lumière. Elle n’a peut-être pas encore accès à la lumière, mais cette lueur lui donne de sentir qu'elle y est prédestinée!

L’âme doit franchir le mur de l’obscurité et son effort se déploie dans l’intervalle de la quinte juste du départ. Ce premier intervalle chante la résilience dont l’âme humaine est capable. Elle exprime la dignité et la constance du courage qui mènent l'être humain à progresser de façon stable et sécurisée.

Nous sommes en Sib mineur, une tonalité qui nous relie aux teintes violettes et aux mystères de la toute-puissance divine.

Les mesures 1 et 2 sont propulsives et les mesures 3 et 4 sont les conséquences.

Nous pouvons imaginer que dans les mesures 1 et 2, la mélodie, dans son mouvement ascendant, nous conduit devant une porte sacrée (repos sur le « fa » dominante). Cette porte s’ouvre avec le saut de sixte mineure vers le « Réb et nous donne la vision de l’origine de notre création. Avec le saut de la quinte, nous prenons appui dans nos racines spirituelles. C'est le moment où l’humanité reçoit la Lumière de l’Esprit sous la forme du germe appelé « Conscience ». L’Esprit adombre notre matière.

Dans les mesures 3 à 6, la mélodie descend très progressivement et figure la descente de l’Esprit apportant à l'âme la paix intérieure. Tel un rayon de lumière, Il descend dans l’âme humaine pour qu’elle prenne conscience de toute sa beauté afin qu’elle en imprègne sa matière corporelle et la divinise.

Deuxième partie (mesures 7 à la fin) : Vision – Révélation

Et la lumière révéla la beauté de la vie divine
Qui s’installa en moi et éleva mon âme.

Dans la première partie, nous avons vu que des ténèbres jaillit la lumière.

Cette idée va se développer durant toute la deuxième partie, telle une révélation !

A partir de la mesure 7, nous vivons les conséquences de ce jaillissement.

Par la lumière, la beauté de la vie divine (mesure 11) se révèle et la lumière peut ensuite s’installer (mesure 12) pour élever notre âme !

Tant qu’elle n’a pas perçu la beauté de la vie divine, tant qu’elle ne l’aura pas vécue, l’âme humaine ne peut pas s’élever en conscience. Cela lui demande beaucoup de vigilance et de discernement afin de ne pas se laisser perpétuellement happer par les multiples déviations proposées au quotidien qui la maintiennent dans les ténèbres.

Il faut cogner assez fort et assez longtemps à la porte pour que celle-ci s’ouvre. La lumière qui en jaillit permet à l’âme d’entrevoir la liberté et de s’élever par la beauté de la vie divine.

Conclusion

Be Niakoga aide à consolider notre foi dans le cheminement d’union avec Dieu.

Quand nous finissons de chanter Be Niakoga, nous sommes debout, face au Soleil, face à notre guide…

« L’homme idéal, l’homme parfait, tel que l’Intelligence cosmique l’a créé dans ses ateliers, est semblable au soleil. Tout ce qui émane de lui est de la même quintessence que la lumière solaire, mais à l’état éthérique ».[4]

Œuvres et/ou conférences d’O.M. Aïvanhov sur le sujet traité

  • O. M. Aïvanhov, De l’homme à Dieu Izvor n°236, aux Éditions Prosveta
  • O. M. Aïvanhov, Les Splendeurs de Tiphéret Œuvres complètes n°10 aux Editions Prosveta

Liens Externes

  • Peter DEUNOV – Be Niakoga sur Youtube par la chorale Vera du Canada (Dir : Gilles Hainault).
  • Pour entendre d’autres chants de Peter Deunov vous pouvez vous rendre sur la chaîne YouTube de Ideal Projects.

Notes

  1. O. M. Aïvanhov, Pensées quotidiennes 2018, pensée du 18 octobre « L’empreinte de Dieu en l’homme finira toujours par le sauver», Éditions Prosveta (2017)
  2. Les auteurs de la version originale de cet article sont Gilles Hainault et Marie Kinique
  3. O. M. Aïvanhov, P. Deunov, Commentaires des chants (Fraternité Blanche Universelle).
  4. O. M. Aïvanhov, Pensées quotidiennes 2018, pensée du 8 avril « La Nature solaire de l’être humain », Éditions Prosveta (2017).



Avis au lecteur : la rédaction de cet article, provisoire et non limitatif, est seulement un point de départ, puisque le sujet a été examiné plus en détail par Omraam Mikhaël Aïvanhov dans ses diverses conférences données entre 1938 et 1985. En lisant ou en écoutant directement ces conférences, publiées par les éditions Prosveta, propriétaire exclusif des droits de son travail, le chercheur y trouvera encore d’autres aspects intéressants et importants. Par conséquent, cet article n’exprime pas de manière complète et exhaustive la pensée d'Aïvanhov sur ce sujet.


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