Chant Pri Vsitchkite Ousloviïa : Différence entre versions

De OmraamWiki
Aller à : navigation, rechercher
Ligne 43 : Ligne 43 :
 
=== Première partie : « Dans toutes les circonstances de la vie ne perd pas ta paix » ===
 
=== Première partie : « Dans toutes les circonstances de la vie ne perd pas ta paix » ===
  
[[File:PRIVSITC-2018-Mél Princ-1à16.jpg|600px]]
+
[[File:PRIVSITC-2018-Mél Princ-1à16.jpg|700px]]
  
 
Le chant démarre dans la joie, la danse, beaucoup d’enthousiasme et il nous souffle ce conseil : « Dans toutes les circonstances de la vie ne perd pas ta paix. »
 
Le chant démarre dans la joie, la danse, beaucoup d’enthousiasme et il nous souffle ce conseil : « Dans toutes les circonstances de la vie ne perd pas ta paix. »
Ligne 51 : Ligne 51 :
 
C’est dans un Fa Majeur très lumineux que « les circonstances » résonnent au début chant. La mélodie part de la dominante du dessus jusqu’à la dominante du bas dans un mouvement descendant qui évoque une « plongée dans la vie » et ses multiples conséquences.  
 
C’est dans un Fa Majeur très lumineux que « les circonstances » résonnent au début chant. La mélodie part de la dominante du dessus jusqu’à la dominante du bas dans un mouvement descendant qui évoque une « plongée dans la vie » et ses multiples conséquences.  
  
[[File:PRIVSITC-2018-Mél Princ-1à5.jpg|600px]]
+
[[File:PRIVSITC-2018-Mél Princ-1à5.jpg|700px]]
  
 
Dans plusieurs chants du Maître Peter Deunov, nous observons que les mélodies font des descentes en mouvement conjoint tout en évitant la sensible, par exemple ici, il n’y a pas de « Mi ». Nous retrouvons cette même formule descendante dans le chant Evera. D’après nous, cette élision apporte au chant un caractère plus franc, peut-être pour éviter une expression trop sentimentale. En tout cas, cela nous invite à réfléchir au rôle de la sensible et à son action sur notre psychisme.
 
Dans plusieurs chants du Maître Peter Deunov, nous observons que les mélodies font des descentes en mouvement conjoint tout en évitant la sensible, par exemple ici, il n’y a pas de « Mi ». Nous retrouvons cette même formule descendante dans le chant Evera. D’après nous, cette élision apporte au chant un caractère plus franc, peut-être pour éviter une expression trop sentimentale. En tout cas, cela nous invite à réfléchir au rôle de la sensible et à son action sur notre psychisme.
Ligne 63 : Ligne 63 :
 
=== Deuxième partie : « La vie est belle quand l’homme est audacieux. » ===
 
=== Deuxième partie : « La vie est belle quand l’homme est audacieux. » ===
  
[[File:PRIVSITC-2018-Mél Princ-17à22.jpg|600px]]
+
[[File:PRIVSITC-2018-Mél Princ-17à22.jpg|700px]]
  
 
Cette partie est répétée deux fois, la mélodie a modulé en Ré mineur, le ton relatif de Fa Majeur. Elle est toujours chantée avec beaucoup d’entrain mais la métrique est maintenant binaire dans un caractère déterminé qui installe de la force et de la stabilité.
 
Cette partie est répétée deux fois, la mélodie a modulé en Ré mineur, le ton relatif de Fa Majeur. Elle est toujours chantée avec beaucoup d’entrain mais la métrique est maintenant binaire dans un caractère déterminé qui installe de la force et de la stabilité.

Version du 20 mai 2022 à 21:02

« La paix, la véritable paix est un état intérieur stable et constant. Une fois que vous avez réussi à la réaliser vraiment, vous ne pouvez plus la perdre... Lorsque vous aurez appris à rétablir chaque jour le lien entre votre conscience et les centres spirituels situés dans votre cerveau et votre plexus solaire, plus rien ne vous troublera vraiment... Parce que vous êtes arrivé à vous projeter jusqu’à un sommet, très haut, vous comprenez que vos difficultés et vos souffrances sont passagères, que vous êtes, vous, immortel, et qu’il y a une région en vous où aucun mal ne peut plus vous atteindre. »[1]

Pri Vsitchkite Ousloviïa (Dans toutes les circonstances) – Tonalité : Fa Majeur

PRIVSITC-2018-Mél Princ.jpg

Écouter le Chant par le Chœur Kastalski de Moscou

Le texte

Cyrillique Translittération française Traduction
При всичките условия на живота, не губи своя мир
Живота е красив когато човекът е смел
Pri vsitchkitè ousloviïa na jivota, ne goubi svoïa mir. 
Jivota è krassiv kogato tchovèkeut è smell. 
Dans toutes les circonstances de la vie ne perd pas ta paix.
La vie est belle quand l’homme est audacieux.

Explications du chant[2]

Historique

Ce chant a été créé le 4 novembre 1934. La musique et les paroles sont du Maître Peter Deunov. L’harmonisation est de Andrée Métraux.

Thématique : La paix et l’audace ou la mise en application des connaissances par l’Amour…

Pri Vsitchkite Ousloviïa est un chant dynamique de « mise en œuvre ». Il invite à retrousser ses manches par la mise en pratique de l’Enseignement reçu. Il nous propose de nous mettre au travail, de surmonter nos faiblesses grâce à notre audace, et par la constance de nos efforts, à diviniser notre matière afin de la rendre plus souple et malléable. Il encourage notre matière à accepter la divinité et se spiritualiser.

Mots clés

La paix, l’audace ou l’amour de l’action, la joie, l’engagement, la stabilité, la détermination.

Déroulement du chant

Première partie : « Dans toutes les circonstances de la vie ne perd pas ta paix »

PRIVSITC-2018-Mél Princ-1à16.jpg

Le chant démarre dans la joie, la danse, beaucoup d’enthousiasme et il nous souffle ce conseil : « Dans toutes les circonstances de la vie ne perd pas ta paix. »

La première partie est un Allegro rapide en trois temps. Elle scande la gaieté malgré qu’au cours de notre vie nous soyons amenés à traiter une multitude de circonstances imprévisibles et parfois difficiles. Ces circonstances contiennent l’essence de notre travail sur terre. Qu’elles se présentent sous forme d’épreuves ou de défis, ces situations nous apprennent à tout surmonter, à nous renforcer, à devenir meilleurs, à redevenir les êtres que nous étions à l’origine, en liaison parfaite avec Dieu, créés à son image et tendant à sa ressemblance. Les circonstances de la vie nous entraînent à nous individualiser, à devenir plus autonomes, plus éclairés et flamboyants, à l’épreuve de tout et avec pour finalité de devenir des divinités sur terre !

C’est dans un Fa Majeur très lumineux que « les circonstances » résonnent au début chant. La mélodie part de la dominante du dessus jusqu’à la dominante du bas dans un mouvement descendant qui évoque une « plongée dans la vie » et ses multiples conséquences.

PRIVSITC-2018-Mél Princ-1à5.jpg

Dans plusieurs chants du Maître Peter Deunov, nous observons que les mélodies font des descentes en mouvement conjoint tout en évitant la sensible, par exemple ici, il n’y a pas de « Mi ». Nous retrouvons cette même formule descendante dans le chant Evera. D’après nous, cette élision apporte au chant un caractère plus franc, peut-être pour éviter une expression trop sentimentale. En tout cas, cela nous invite à réfléchir au rôle de la sensible et à son action sur notre psychisme.

Rythmiquement, le rythme ternaire « croche-noire » donne au chant son caractère enjoué et allège fortement son côté plus impulsif et direct…

A partir de la mesure 6, la mélodie repart sur un « Sol » et chemine en mouvement ascendant vers la paix et l’harmonisation emprunte des couleurs passagères aux gammes de Do majeur, Ré mineur et La mineur. Finalement, c’est dans les teintes de La mineur que la paix s’installe. L’harmonisation modale des mesures 15 et 16 nous élèvent hors du temps et ces mesures débouchant sur un point d’orgue, figurent le but pour lequel nous nous sommes incarnés : la redécouverte de la PAIX !

Si nous perdons notre paix, nous sommes à la merci de tout ce qui nous entoure et devenons le jouet de nos émotions. La paix atteinte au cours des mesures 15 et 16 est l’aboutissement d’un grand travail sur notre corps astral.

Deuxième partie : « La vie est belle quand l’homme est audacieux. »

PRIVSITC-2018-Mél Princ-17à22.jpg

Cette partie est répétée deux fois, la mélodie a modulé en Ré mineur, le ton relatif de Fa Majeur. Elle est toujours chantée avec beaucoup d’entrain mais la métrique est maintenant binaire dans un caractère déterminé qui installe de la force et de la stabilité.

Le message de la deuxième partie est centré sur la victoire de l’audace.

L’audace ne demande pas spécialement d’être fort mais surtout d’être courageux ! En effet, grâce au courage nous pouvons, quelles que soient les circonstances, accomplir notre travail. L’action menée avec audace nous permet de concrétiser notre mission de vie, de l’incarner !

Ce chant nous enseigne que la vie est belle de par notre engagement volontaire à rester en paix intérieurement. Cette paix si précieuse agit sur nous telle une nouvelle paire de lunette !

Elle nous donne de voir la vérité de la Vie sans mirages et illusions en préparation à la Vie Divine. La beauté en toute circonstance remplace l’épreuve ou la punition…

Pri Vsichkite Ousloviïa nous révèle également que la beauté est une conséquence de la paix !

À la toute fin du chant, les sopranes peuvent chanter la mélodie principale une octave plus haut. Ceci apporte beaucoup de lumière et souligne davantage la beauté de cette victoire.

Conclusion

Pri Vsitchkité Ousloviïa, c’est la vision au temps présent.

Dans ce temps présent, nous disposons des clés pour accomplir notre travail quotidien.

Les paroles du chant, où chaque verbe est conjugué au présent signifie bien que cet état d’esprit est accessible… dès maintenant…

Pri Vsichkite Ousloviïa nous apprend à gérer les miroirs de la vie, à percer les illusions et retrouver la paix intérieure par le courage et l’émerveillement.

Commentaire du Maître sur le chant

« La véritable audace, c'est d'oser propager les idées spiritualistes.
Quand nous nous lions aux entités des régions lumineuses, la vie devient belle.
La paix dont parle ce chant est le résultat d'un immense travail d'harmonisation des trois facteurs essentiels en l'homme : cœur, intellect et volonté.
Le chant ajoute : « Ne perds pas ta paix ».
La paix est un résultat qui montre que facteurs, éléments, forces et organes sont en harmonie, en équilibre comme les sons dans une symphonie.
Paix et bonheur nécessitent deux conditions intérieures :
l'une relative à la façon de concevoir les choses,
l'autre à la manière de les sentir.
Sans ces conditions et l'accord réalisé entre le coeur et l'intellect,
des éléments anarchiques et chaotiques troubleront la paix intérieure.


Notes

  1. O. M. Aïvanhov, Pensées quotidiennes 2019, pensée du 30 mai « Les épreuves n’empêchent pas de trouver la paix intérieure» aux Éditions Prosveta (2018).
  2. Les auteurs de la version originale de cet article sont Gilles Hainault et Marie Kinique



Avis au lecteur : la rédaction de cet article, provisoire et non limitatif, est seulement un point de départ, puisque le sujet a été examiné plus en détail par Omraam Mikhaël Aïvanhov dans ses diverses conférences données entre 1938 et 1985. En lisant ou en écoutant directement ces conférences, publiées par les éditions Prosveta, propriétaire exclusif des droits de son travail, le chercheur y trouvera encore d’autres aspects intéressants et importants. Par conséquent, cet article n’exprime pas de manière complète et exhaustive la pensée d'Aïvanhov sur ce sujet.


OmraamWiki est un projet international réalisé avec la contribution des fonds de recherche scientifique de l'Université pour les étrangers de Pérouse (Département des Sciences Humaines et Sociales)