Chant V’Natchalo Be Slovoto

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« Quand vous pensez, c’est déjà comme si vous parliez. Cette parole intérieure est réelle, puissante, magique, et c’est elle que l’on appelle le Verbe. Le Verbe, c’est la pensée qui ne s’est pas encore traduite physiquement par la parole, mais elle s’exprime déjà par des formes, des couleurs, des vibrations. Quand vous parlez intérieurement avec toute votre âme et tout votre cœur, les plantes, les animaux, les oiseaux, les insectes comprennent votre langage, et les planètes, les étoiles, les anges, les archanges vous entendent aussi. Dans le monde invisible, les créatures ne se parlent pas avec les mots d’une langue, mais avec les couleurs, les formes, les mélodies qui émanent d’elles, et chacune sait immédiatement interpréter ce langage. Un jour viendra où les humains communiqueront entre eux grâce à leurs seules émanations, et ils se comprendront, parce que le Verbe est le langage universel ».[1]

V’Natchalo Be Slovoto (Au commencement était le Verbe) – Mi mineur

Écouter le Chant

Le texte

Le texte en française Le texte (translittération française du bulgare)
Au commencement était le Verbe
Au commencement était le Verbe 
et le Verbe était avec Dieu 
et le Verbe était Dieu. 
Il était au commencement avec Dieu. 
Toutes choses par Lui ont été faites 
et de tout ce qui a été fait, 
rien sans Lui n'a été fait. 
En Lui était la vie 
et la vie était la lumière des hommes. 
Et la lumière luit dans les ténèbres
et les ténèbres n'ont pas répondu.
V’Natchalo Be Slovoto
V'natchalo bè Slovoto 
i Slovoto bè ou Boga, 
I Slovoto bè Bog. 
To v'natchalo bè ou Boga. 
Vsitchko tchrez nègo stana, 
i koèto è stanalo, 
nichto bez Nègo nè stana. 
V'Nègo bè jivota, 
i jivota bè vidèlina na thélovètsitè. 
I vidèlinata svèti v'teumninata
i teumninata ïa nè obzè.

Explications du chant

Historique

V’Natchalo Be Slovoto signifie « Au commencement était le Verbe ». Ce chant reprend les paroles du début de l’Évangile de Saint Jean et fait partie des chants « prophétiques » de Peter Deunov.

Thématique

V’Natchalo Be Slovoto décrit le projet de l’âme humaine et son haut idéal : fusionner avec Dieu ou son Moi supérieur. Il nous appelle à contempler la création grandiose du Verbe divin et célébrer sa beauté. Appelé également par Peter Deunov « musique de l’Amour », V’Natchalo Be Slovoto nous amène à comprendre combien Dieu est proche de Sa création et en prend soin.

Déroulement du chant

Voici ce que Peter Deunov disait au sujet du tracé énergétique du chant :

« Les deux premiers versets expriment l'activité de l'esprit, le troisième l'activité de l'intelligence, le suivant (le quatrième) celle du cœur, et dans le dernier (le cinquième), les "ténèbres" représentent le monde matériel où la lumière tâche de pénétrer ».

Le tracé énergétique du chant est de type « involutif ». Nous définissons l’involution comme le mouvement emprunté par l’esprit pour imprégner la matière afin de la spiritualiser. Les différentes étapes du chant se font entendre à travers les nuances musicales de chacune des parties de celui-ci. Nous vous conseillons de visionner la vidéo reprenant les indications des étapes sur la partition afin de percevoir la structure du chant plus aisément.

Voici le tracé du chant de façon plus détaillée :

Verset 1 et 2 en lien avec l’activité de l’esprit

« Au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement avec Dieu ».

Au début du chant, la mélodie confiée aux basses est ascendante. Les basses représentent l’activité de l’esprit et celui-ci s’exprime sous la forme d’un éveil de la conscience : « Moi, étincelle de l’esprit, je veux connaître la vérité ». Au même moment, les sopranes, symbole de la voix de l’âme, dans un mouvement mélodique descendant, stimulent l’être à s’interroger sur les mystères de la vie et du Verbe. Nous sommes dans une ambiance intime, profonde, propice à l’éveil de la conscience. Symboliquement, le soleil se lève.

Verset 3 en lien avec l’activité de l’intelligence

« Toutes choses ont été faites par Lui (le Verbe), et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans Lui. »

Grâce à l’apport de l’intelligence, la lumière du Verbe a la possibilité de se manifester et de se propager. L’activité de l’intelligence est une manifestation de l’esprit qui s’extériorise. Musicalement, les sopranes prennent la parole et expriment avec force cette manifestation. Le chant est plus animé, il s’enflamme et se déploie… Nous sommes dans une ambiance d’ouverture, d’extériorisation et d’expansion. Symboliquement, tout s'éclaire.

Verset 4 en lien avec l’activité du cœur

« En Lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes. »

La vie de l’esprit s’est manifestée dans la lumière de l’intelligence. Maintenant, elle doit passer par la chaleur du cœur. Le cœur spirituel est l’organe énergétique qui accueille la lumière devenue amour pour la diriger jusque dans la matière. En reconnaissant la lumière de l’esprit, le cœur va s’employer à la diffuser en émanant l’amour. Musicalement, c’est la partie du chant la plus animée et la plus grandiose ! C’est le moment de la victoire de la lumière sur les ténèbres. L’être humain, après tous ses efforts, ressent une joie immense et vit un état de grâce.

Peter Deunov ajoute également ceci dans son commentaire sur le chant :

« Au matin, dès son lever, le disciple peut lire ce verset, le chanter et le méditer jusqu'à ce que la lumière se fasse dans son intelligence : cette grande idée changera sa façon de penser, son cœur se remplira d'amour, et il saura agir correctement dans la matière. »

Nous sommes dans une ambiance d’action en reconnaissance de Dieu qui est illimitée. Symboliquement, c’est la victoire des forces de la vie.

Verset 5 en lien avec le monde matériel

« Et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue. »

Dans ce dernier verset, les basses reprennent la parole et nous font entendre l’effort de l’âme suite à la révélation de l’Esprit. Toutefois, cette révélation ne peut pénétrer les ténèbres, représentées par l’inconscient humain. Tant que la conscience n’a pas traité les informations cachées dans le subconscient et l’inconscient, la super-conscience demeure inaccessible et nos ténèbres ne reçoivent pas la lumière. Nous côtoyons l’ambiance des deux mondes. D’une part celui de la lumière qui nous tend la main, d’autre part celui des ténèbres qui boudent et rejettent l’imprégnation du divin. Symboliquement, c’est le paradoxe du mystère de la création du monde : comment se servir du mal pour faire le bien !

Bibliographie

Œuvres et/ou conférences d'O. M. Aïvanhov sur le sujet traité

  • O. M. Aïvanhov, Au commencement était le Verbe – Commentaires des Évangiles, Œuvres complètes n°9, Ed. Prosveta

Autres auteurs

  • G. Hainault, M. Kinique, Les Chants Initiatiques du Maître Peter Deunov, Misli n°5 – 2018 (Revue du Centre d’Etude Omraam Mikhaël Aïvanhov), pp. 31-56 (télécharger le revue gratuitement).

Multimédias (images, vidéos et audios)

Extraits de conférences (audio et/ou vidéo) d'Omraam Mikhaël Aïvanhov

Articles connexes

Liens externes

Notes

  1. O. M. Aïvanhov, P. Deunov, Commentaires des chants (Fraternité Blanche Universelle)



Avis au lecteur : la rédaction de cet article, provisoire et non limitatif, est seulement un point de départ, puisque le sujet a été examiné plus en détail par Omraam Mikhaël Aïvanhov dans ses diverses conférences données entre 1938 et 1985. En lisant ou en écoutant directement ces conférences, publiées par les éditions Prosveta, propriétaire exclusif des droits de son travail, le chercheur y trouvera encore d’autres aspects intéressants et importants. Par conséquent, cet article n’exprime pas de manière complète et exhaustive la pensée d'Aïvanhov sur ce sujet.


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